Le mardi 5 mars 2019, dans le hall d’accueil du Centre Hospitalier, les professionnels de gastroentérologie, d’endoscopie et du service diététique du CHAL, en collaboration avec le Centre de Coordination en Cancérologie Haute-Savoie Nord (3C), ont organisé une journée de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal.
L’objectif d’une telle journée était de sensibiliser la population (patients, visiteurs et professionnels du CHAL) à l’importance du dépistage précoce.

 

Etaient également présents :

– l’OSDC 74 (Œuvre Sociale pour le Dépistage des Cancers) -> http://depistage-cancer74.fr
– l’Assurance maladie pour la présentation du Dossier Médical Partagé -> www.dmp.fr/
– le Laboratoire ROCHE accompagné d’une structure gonflable d’information sur le cancer colorectal et d’un film en 3D -> http://www.roche.fr
– la Ligue contre la cancer 74 -> www.ligue-cancer.net/cd74

 

Un test gratuit, plus simple et plus fiable

Aujourd’hui, en France, on estime 45.000 nouveaux cas et on recense 18.000 victimes par an.
Autrement dit, ce cancer tue 5 fois plus que les accidents de la route !
Entre 50 et 74 ans, chacun reçoit tous les deux ans une invitation pour un dépistage. En Haute-Savoie, 39,1% des personnes concernées ont réalisé leur test en 2015 et 2017. C’est en nette progression par rapport aux années précédentes (22% au début des années 2010), mais cela signifie que 132.000 personnes n’ont pas réalisé ce dépistage.
Or, le nouveau test est gratuit, plus simple et plus fiable. Il est remis par le médecin traitant et consiste en un prélèvement unique de selles à réaliser chez soi et à envoyer (enveloppe fournie) au laboratoire par la Poste. Les résultats sont envoyés dans les 2 semaines avec copie au médecin traitant.
Il faut savoir que le cancer colorectal, dépisté suffisamment tôt, est guéri 9 fois sur 10.

 

Une évolution lente et silencieuse

Le cancer colorectal se développe à partir de petites lésions appelées polypes, qui apparaissent sur la paroi de l’intestin. Ces polypes vont grossir et évolueront pour certains d’entre eux vers un cancer. Un processus qui s’échelonne sur une dizaine d’années.
En cas de test positif, il est pratiqué une coloscopie qui permet de supprimer les polypes qui sont bénins dans la plupart des cas, avant qu’ils ne se développent en tumeur maligne.

 

Les signes qui doivent alerter

Si, hors dépistage, le cancer colorectal est difficile à repérer, certains signes doivent cependant attirer l’attention et amener à consulter : douleurs abdominales ou troubles digestifs inhabituels et persistants, amaigrissement inexpliqué, anémie, présence de sang dans les selles…

Pour plus d’information : www.depistage-cancer74.fr