ou « comment conjuguer dans la pratique hospitalière, obligation d’efficience et qualité de la prise en charge du patient ? »*

 

 

TRÈS PROCHAINEMENT : LA VIDÉO INTÉGRALE DE LA CONFÉRENCE

Médecins, soignants, administratifs, formateurs IFSI… près d’une centaine de professionnels du CHAL étaient réunis ce jeudi 1er mars 2018 pour assister à la conférence « Efficience et Humanité » par le Professeur Samia HURST-MAJNO, Directrice à l’Institut Ethique « Histoire & Humanités » à l’Université de Genève – UNIGE.

En sous-titre de cette conférence, cette interrogation :  Dans un contexte hospitalier soumis à une obligation d’efficience, où le temps accordé au patient se réduit sans cesse du fait d’une charge de travail conséquente, comment trouver du sens dans notre pratique quotidienne, et garantir une qualité de prise en charge ?

Cette conférence a été initiée et organisée par le Comité d’Ethique du CHAL (présidé par le Dr André DARTIGUEPEYROU). Ce comité a interrogé en décembre 2016 les professionnels  du CHAL pour savoir quels étaient leurs sujets de préoccupation éthique dans leur pratique quotidienne. Il en est ressorti la thématique de cette soirée.

Après une introduction destinée à poser les bases des notions de « bien », à savoir qu’il existe plusieurs niveaux de « bien » dans la prise en charge du patient, le bien pour « sauver l’essentiel » (la survie du patient), le bien « dans son ensemble » (préserver la qualité de vie) et  le bien dans le « respect des valeurs de chacun » (préserver les priorités du patient), le Pr HURST-MAJNO a ouvert le débat en interpellant l’auditoire sur leur vécu et comment chaque professionnel se positionne sur cette échelle du bien.

S’agissant de « l’efficience », la conférencière a souligné que cette notion n’est pas en contradiction avec l’éthique. Elle repose sur une valeur éthique parmi d’autres, celle de faire le bien au plus grand nombre.

Les nombreuses questions qui ont suivi ont permis de traduire toutes ces notions au regard de situations vécues par les professionnels hospitaliers. Parmi ces questions, il est revenu celle de la souffrance des professionnels face au manque de temps pour faire les soins comme ils le souhaiteraient. Une question qui n’appelle pas qu’une  seule réponse. Elle doit être débattue à l’intérieur de chaque service et doit tenir compte aussi bien des objectifs du service que du vécu et de l’histoire du patient, bien souvent reléguée au second plan, derrière la prise en charge de la maladie.

Au-delà de la notion d’efficience, cette brillante conférence aura permis aux professionnels hospitaliers de mettre en perspective le sens de leur travail.